vendredi 25 octobre 2013

De terre et de boue / Desde Moratinos hasta Bercianos del real Camino

Levés de bonne heure,
on attend tous, dans la cour,
devant la porte de la salle où nos vêtements ont passé la nuit près du poêle.
Mais, erreur stratégique,
il s'agit d'une auberge italienne,
et si les petits déj sont commandés pour une 7h30,
il y a fort à parier qu'ils ne se lèveront pas avant.
Je chante une valse en italien,
en changeant les paroles.
"Pourquoi tu pleures Marcelina ? Parce que la porte est fermée..."
Bingo, la porte s'ouvre..

Je répare ma semelle, et je repars sous une bruine glaçante, qui s'agace encore en rafales par moment.
Je vois arriver les pèlerins de Terradillos. La plupart -c'est-à-dire ceux qui ont opté pour le repas de l'auberge - ont passé une nuit agitée, la tête dans la cuvette des toilettes, maraboutée par la vilaine tenancièrequi m'qvqit fqit fuir hier.
Dix kilomètres plus loin, la pluie semble accepter de se retirer quand j'arrive à Sahagún.



 Pause, et je reprends un chemin ravissant,


 Puis de nouveau tout droit.
La voie romaine, alternative vantée par les guides,
est impraticable, inondée.
Je m'en tiens à l'itinéraire principal.



Encore dix kilomètres,
la pluie nous rattrape,
et me décourage.
J'avais prévu de m'arrêter au village suivant,
mais c'est 8 bornes de plus,
et tous les pèlerins semblent s'y être donnés rendez-vous.
Je rentre dans celui-ci, Bercianos,
dont les murs d'adobe sont édifiés de cette terre où on croirait que se cultivent les cailloux.




Un signe...


Ce soir, ce sera donc l'auberge paroissiale...
(et elle est chouette)



5 commentaires:

dany a dit…

merci pour ces nouvelles , Coline e bon courage pour la poursuite de ton chemin ♥

Dorémi a dit…

Merci pour les nouvelles, l'humour et la distance que tu arrives à conserver, et pour les belles photos.
Je t'embrasse.

Anne a dit…

Santa Rita ... bien vu

Barbara a dit…

aaah Ste Rita

....

Barbara a dit…

merci pour le récit et les magnifiques photos


mes souhaits:
courage
patience endurance

sérénité!